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#7 Wojciech Kurtyka Piolet d'Or Carrière

#7 Wojciech Kurtyka Piolet d'Or Carrière

Ajouté le 16/04/2016 - Durée : 11:47
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#7... Part.1... 14 avril 2016, Les Piolets d'Or, La Grave La Meije... Conférence de presse de Wojciech Kurtyka Piolet d'Or Carrière 2016 à Saint-Christophe en Oisans La Bérarde...

Shining Wall Climber
L'envie de grimper est engendrée par le désir de liberté et de dignité Wojciech Kurtyka naît en 1947 à Skrzynka, en Basse-Silésie. Le jeune Kurtyka apprend l’anglais et l’allemand, convaincu par son père, écrivain, envoyé aux travaux forcés pendant la guerre, de l'importance de langues étrangères. Il commence l’escalade à 21 ans, parce que sa copine est invitée à grimper par un garçon qui s’intéresse à elle. L’escalade devient vite son élément. L’alpinisme en Pologne est alors un tremplin vers la liberté et une illusion de fuite devant la grisaille communiste.

Au début des années 70, c’est l’apprentissage alpin. Il fait la Walker, la face nord des Droites, la Directe américaine aux Drus. En 75 il ouvre une voie aux Grandes Jorasses, avec Kukuczka et Lukaszewski. Les Polonais ont alors une prédilection pour l’Hindu Kuch. En 1972 il ouvre une voie sur la face nord de l’Akher Chagh (7017 m), en trois jours. Il est invité à des ascensions hivernales en Himalaya. « C’était la mauvaise expérience. Je me suis promis de ne jamais utiliser les moyens de siège traditionnels » écrira-t-il. Il se lie d’amitié avec Alex MacIntyre et John Porter lors d’échanges entre alpinistes britanniques et polonais. En 1977 ils partent tous les trois au Kohe Bandaka (6843 m) et sortent la paroi nord en 6 jours. Voytek, comme on l’appelle désormais, et Alex partagent les mêmes idées sur l’alpinisme. En 1978, ils partent au Changabang (6864 m), avec John Porter et Krzysztof Zurek. Ils ouvrent une voie en V et A2. En mars 1980, avec Alex, René Ghilini et Ludwik Wilczynski, il attaque la face est du Dhaulagiri. Ils atteignent 7700 m de l’arête nord-est, et renoncent au sommet. Voytek fait son examen de conscience : « Messieurs, nous n’avons rien fait, le sommet est loin »…

Durant 1983 Voytek s'associe avec Kukuczka pour plusieurs ascensions au Karakoram: GII East (7758 m)puis GI (8068 m)par la face sud-ouest. Puis, en 1984, ils attaquent la traversée du Broad Peak qui va durer 4 jours; "une entreprise d'un engagement énorme, écrit-il, la quintessence de l'aventure himalayenne." Voytek le romantique tombe amoureux de la face ouest du Gasherbrum IV (7925 m). Avec Robert Schauer, en 1985, étrillés par la tempête, ils sortent de la paroi épuisés, à court de vivres : « la plus belle et la plus mystérieuse ascension de ma carrière »… En 1987, il prend contact avec Erhard Loretan et Jean Troillet. Il ouvre avec Loretan (1988) une voie à la tour de Trango, puis en 1990 le trio hélvetico-polonaise  enchaîne une voie au Cho Oyu et une autre à la face sud du Shishapangma. Pour Voytek ces deux ascensions sont « une partie de plaisir ».

Pour Voytek, « l’alpinisme est l’art de la liberté. Il offre une relation créative avec la montagne. Le style alpin incarne cette relation entre le grimpeur et la montagne », une approche de la liberté et la libération de ses propres faiblesses… mais aussi, l’approche du mystère. Pendant sa carrière d'alpiniste Voytek Kurtyka a expérimenté  certaines tendances, comme "one push", qui sont aujourd'hui profondément encrées dans la mentalité de dernières générations  d'alpinistes. Depuis le Gasherbrum IV il est persuadé que "l'alpinisme est un art plutôt qu'un sport". Il y a deux  ans   Voytek a retrouvé   sa propre liberté en escalade qui a lui permis de se débarrasser de certains angoisses et cauchemars qui l'hantaient depuis sa jeunesse. Après plusieurs  semaines de travail il s'est offert  le "Maharadjah "  chinois", une voie en 8a dans les rochers  près de Cracovie. En solo intégral.

Piotr Packowski

Lien pratique: Les Piolets d'Or La Grave

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