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Film: partie 1. Partie 2. Images et Réalisation PA de Potestad
Durant mes études de géographie, j'ai voulu associer l'image à un discours scientifique souvent rébarbatif et de faible portée, afin de colporter la géographie de manière plus séduisante. La façon de ce film est celle d'un travail universitaire, ses intervenants sont choisis pour leur discours professionnel ayant valeur d'exemple. Mon domaine d'étude étant plutôt celui d'une géographie subjective, de la représentation de l'espace liée à la géographie culturelle, il était nécessaire de fournir un cadre à la perception de la haute montagne glaciaire.. Le discours en est assez didactique. mais comme il cherche à être pédagogique, et en cela ouvert aux novices, ce cadre est celui d'une certaine prudence. 70% des accidents en montagne sont imputés à des erreurs de conduite, individuelle ou d'une course. Quant à la libéralisation du ski hors-piste, j'ai depuis longtemps été confronté au phénomène et suffisamment impliqué pour vouloircommenter ses débordements. Ce film a été réalisé il y a 3 ans, alors que j'en avais 23. Il est donc encore un peu naïf, mais c'est toujours mieux que désabusé.
Je continue cependant dans la voie de l'imagerie, géographique ou artistique.

L'enjeu du film est celui de la jonction opérée entre la vallée de Chamonix et la haute montagne glaciaire. Le pas, puis la trace, constituent les premiers intermédiaires, jusqu'à ce que le téléphérique produise un lien directe qui s'accompagne de toutes sortes de médiations culturelles, économiques et touristiques. Le problème reste malgré tout celui de l'élaboration et du suivi de la trace. Celui du partage d'un savoir vernaculaire de la conduite en montagne, dans un contexte qui véhicule l'idée d'un "espace de liberté".