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La fin de l'été
s'annonce sur les Alpes par la disparition des cumulus d'après-midi, la jaunisse
des mélèzes et le retour des tee-shirts plus épais. Dès que le beau temps
s'établit, de surcroît en hiver, une douce température flotte en moyenne montagne
alors que les fonds de vallée et la plaine grelottent. En fait, il fait chaud
en haut, froid en bas. Pourquoi ça donc ??
Le retour du
soleil s'installe sous l'effet d'un anticyclone. Un anticyclone représente
en réalité un dôme d'air plus important qu'ailleurs, à cet endroit, il y a
plus d'air. Si vous voulez sur la terre, l'épaisseur de l'air n'est pas partout
la même ; pour une raison toute simple liée à la température, l'épaisseur
et donc le poids de l'air varie. Une fois l'anticyclone sur les Alpes, où
aux Açores, c'est le même principe, l'épaisseur de l'air importante représente
un certain poids. A ce moment là, les couches d'air empilées les unes sur
les autres appuient sur celles placées en dessous, les couches d'air les plus
basses sont compressées. Le miracle se produit ici : la compression de l'air
entraîne son assèchement et surtout son réchauffement. Cet effet de compression
provoque une augmentation de la température que nos ressentons dès notre intrusion
dans cette plage douce, chaude en adret. Quant je vous parle de chaud, vous
l'avez constaté, c'est par exemple à Chamonix -10° dans la vallée, +5° à Planpraz
à 2000 m d'altitude.
Bien souvent,
entre l'air froid en bas et l'air chaud en haut, une couche de nuages sert
de séparation, c'est le fameux stratus bien connu des habitants du bassin
Lémanique où le ciel reste désespérément gris et triste pendant de longues
périodes. Au-dessus de ces mers de nuages, en moyenne 800 m et 1500/1800 m
pour le temps chaud, le ciel reste d'un bleu insolent. |
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