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Jean Afanassieff suit l' expédition de Nicolas Vanier en Siberie pour faire des images. Quand les transmissions le permettent il nous envoie quelques nouvelles télégraphiques depuis son clavier cyrillique.....

4/2/2006
Salut à tous!
Clavier Russe anglais = pas d’accent ee =er
Après plus de 1000 kilometres depuis la ville de Tomsk, l’Odysser Siberrienne est parvenu a Sourgout. Ce periple gigantesque a eter realiser sur le route qu’empruntaient il y a deja fort logtemps les premiers exilers russes, notament les decembristes, premiers revolutionnaires a l’epoque des Tsars. Cette “route” empruntait le cours du fleuve Ob, un des plus grand de Russie, il prend sa source dans les montagnes de l’Atai pour se jetter a des milliers de kilometres au Nord dans l’ocean glacial Arctique. Au fils des siecles de nombreux villages ont grossi le long de l’Ob peupler par toutes les vagues d’exilers, des bateaux tiraient des barges qui les transportaient pendant le cours eter pour jeter toutes ces femmes et ces homes sur les rives, ainsi debarquer on leur donnait une pelle et on leur disait “mainteanant creuse si tu veux tant sortir”. Ici l’eter est chaud, ces zones immenses et marecageuses sont la meilleur prison du monde, en juilet et en aiut, des millier de petites mouches tres feroces et des moustiques vous agressent constament, l’hiver, la temperature descend sous les moins 40, seul les plus forts et les plus costauds ont pu s’en sortir… A l’epoque sovietique, Norim, un des village ainsi creer au fils de l’histoire des deportation Russes, a acceuili pour quelques mois Staline, mais grace a ses relations a Moscou au sein de son parti, il a pu s’echapper.
Mais Staline n’a pas oublier la lecon et lui-meme, par vagues successive, a deporter ici des millier d’etre humains de toutes les nationaliters que compait l’empire sovietique. Bref l’enfer qu’en on est pas habituer a ces regions !
Revenons a notre Odysser, sur la fin du parcours, la temperature est descendu a moins 50, les derniers jours ont eter tres difficiles pour Nicolas V. et surtout pour ses chiens. Malgrer tout, les kilometres franchi nous permettent d’avancer dans le bon sens, et de rencontrer soit dans des villages soit au bord de la riviere des femmes et des hommes qui nous font vivre leur pays, meme si leur vie ne parait pas facile, ils sont habituer aux durs conditions de la Siberie, tous nous dissent chaleureusement : “revenez l’eter, c’est le paradis !”
Je leur repond que je ne supporte pas les moustiques !
Malgre tout depuis Tomsk, j’ai fait un beau voyage, au depart avec Emmanuel, le preneur de son. meme jour, il se prend de plein fouet un petit bouleau avec le ski gauche de la motoneige, pas casser (le ski0) mais vraiment tordu.
Le ski gauche dit merde au ski de droite. On arrive a bon port malgrer tout mais reparer, impossible ! Le lendemain je conduis et voila que je commence a m’ammuser avec la machine, je palie au desequilibre avec l’accellrateur toute la journer ! Arriver des courses, je traine une grosse tendinite au poignet depuis 15 ou 18 jours. Donc c’etait pas mal tout cela un peu lassant parfois car on a suivi une sorte d’immense trace au travers des forets qui renferme le tuyau de gaz qui alimente toute la Siberie du Sud. C’est alors qu’au bout de 8 jours la temperature est decendue a moins 50 avec parfois avec du vent.
Bon dieu, comment il fait Vannier avec ses clebards ! Je ne voudrais pas etre a sa place. Bon dieu que c’est grand la Siberie, mais bon dieu que c’est froid ! Enfin, ils dissent tous les gens du coins qu’ils n’ont pas eu un tel frois depuis 10 a 15 ans.
J’ai commencer un matin a n’avoir plus bonne reputetion dans l’exper (en fait cela avait commencer deja auparavant). Une premiere fois je rate le depart des motoneiges, je faisais des reperages, le long du tuyau de gaz, tous les 100 klm environ, il y a des station de compression, bon dieu ce gaz il faut bien qu’il aille plus loin!
Je repere qu’entre les bureaux et les couloirs qui paraissent tres administratifs, derriere une porte anonyme il y a un petit magasin, j’entre par curiositer, j’attend, j’observe, j’ecoute, des gens rentrent et sortent. Dans un moment de calme la vendeuse me propose une verre, puis un second, elle planque sa bouteille derriere la balance.
D’autres arrivent, on ferme la porte a cle et l’ambiance monte, cela frise la surchauffe ! Bref, je suis rester plus de temps que je en le pensais au depart et je me suis retrouver au fond d’un camion assistance pour le reste la journer.
J’ai promis a tout le monde que je vais faire attention pour la suite, mais le lendemain ou le surlendemain, a la fin du petit dejeuner servi rapidement, l’equipe est survolter, le rythme faut dire en general est soutenue…je vais aux toilettes (au chaud) calmement. Je sors...Plus personne !
Dans le rue, la nuit du petit matin et le froid…Merde ils m’ont oublier ou abandoner, c’est vrai que parfois j’ai l’impression que personne ne m’aime. Bref une voiture de police arrive je parviens a les arreter et leur faire comprendre ma situation. Ils n’ont pas assez d’essence pour me ramener a bon port. C’est a dire ce jour la a l’hotel.
Direction le poste de police, mon histoire fait rigoler tout le monde, mais au moins ils ont une carte de la region sur le mur et je parviens a comprendre le parcours que nous sommes em train d’effectuer.
Finalement au bout d’un certain temps sous bonne escorte policiere je retrouve le 4X4 de l’assistance pour une journer sympathique avec Andrer le chauffeur de l’exper, un vrai poete !
A la grande ville precedent Sourgout, Nigniarvtovsk, les decideurs de la compagnie Tomsktransgaz qui ont largement aider a leur maniere l’Odysser Siberienne, ont remis l’expedition entre les mains de leur “petite soeur” Tioumentransgaz qui gere le tuyaux de gaz qui descend vers le Sud et les grandes villes Russes puis jusqu’a l’Ukraine et l’europe. La soirer du 01/02/06 a eter tres animer pour Rock, Pierrot et Nicolas, ils se sont retrouver dans une boite de nuit a danser comme des fous. Rock,excellent danseur, semblait totalement accrocher a Irina notre ami qui dirige le bureau de presse de Tomsk et qui avait tenu a venir a leur rencontre pour faire la passation officielle de pouvoir.
Folle soirer endiabler a laquelle Nicolas a mis un terme, objectif pour le 01/02/06, partir tres tot le matin de nuit et tracer le plus loin possible, ce qu’ils ont reussit a realiser ! en 2 jours 220 kilometres…Le 01/02/06, je suis avec Rock et un autre en motoneige + Nicolas, depart tot dans le nuit, froid polaire, on roule vite, on arrive a un petit village Rock parvient me faire comprendre qu’il faut attendre Nicolas 2 heures. Je vois des lumieres allumers dans le hameau et je pars a la chasse, j’arrive a trouver une maison acceuillante, oeuf aux plats et the chaud. 1 heure 30 plus tard on repart en sens inverse pour retrouver Nicolas Vannier.
On roule sur l’Ob, ca caille. Rock s’arrette il dit, ” je vois Nicolas”, je prend machinalement mon pied (???...) et ma camera, mais tout d’un coup Rock demarre et tres rapidement ce n’est qu’un tout petit point minuscule sur l’horizon geler.
Bon dieu en plein vent sur l’Ob par moins 45 je suis rester planter seul pendant deux heures et demi, j’aurai jamais du descendre de la machine sans verifier l’info, c’est de ma faute.
J’ai fait les cents pas en les attendant.
Bon dieu que c’est grand la Siberie et en plus l’hiver il fait tres froid et y-a plein de neige !
Le 03/03/06, arriver joyeuse de Rock et Pierrot en avant, ils sont recu comme des chefs au relais de chasse appeler “Berkout” ce qui signifie faucon en russe, ce relais luxeux a ete louer specialement par Tioumentransgaz au gouverneur de la region. Quelques heures après, NicolasV. arrive enfin, il est fatiguer et un peu demoraliser pas l’etat de santer des pattes de certains chi ens, quelques uns ont meme du mal a marcher !
Heuresement le veterinaire Dominique Grandjean et son assistant Yannick sont arriver de France le 02/ 02/06 au matin, ils ont ammener un noveau chien “Taguit ??” et ils se sont deja occuper des 3 betes ammener en voiture par Andrer le chauffeur de l’expedition. Pour Dominique, colonel de pompier a Paris, expert veterinaire et specialiste des chiens de trainneau l’heure est grave : les 3 chiens ont de groses plaies a l’interieur des pates et il attend avec impatience d’examiner les autres. Nicolas arrive a 17 heures, Dominique, son ami, est parti a sa rencontre. Pour Nicolas V. egalement l’heure est grave. Le 04/02/06, Nicolas.V est a nouveau pris dans le tourbillon mediatique russe, mais avant la conference de presse et l’arriver officielles des autoriters locales, il convoque toute son equipe pour une reunion. L’ambiance est passionnelle (???), Nicolas V. doit ressouder l’equipe autour de lui et faire comprendre a tous que l’etat de santer des chiens est maintenant un des points primordials pour la bonne poursuite de l’expedition vers Khantimantisk a 350 kilometres de Sourgout et l’Oural situer a quelques 1100 kilometres de Sourgout. La reunion est bien entamer, Nicolas connait le verdict de Dominiques : les pates de 6 chiens ont des blessures tres profondes et il faut tout faire pour qu’elles puissant cicatrizer, Rock se propose de rester en arriere avec Nicolas afin de s’occupper toutes les 4 heures des betes, mais deja les autoriter officielles arrache Nicolas pour la conference de presse, une dizaine de cameras sont braquer sur lui et les question fusent de tous les coter. Pauvre Nicolas, arriver la veille relativement tard, il n’a meme pas eu le temps de se reposer vraiment et sur la piste depuis fort longtemps mainetant il fournit des efforts physiques et psycholiques considerables pour tenir la distance, tenter d’arriver dans les temps et comprendre sa meute de chiens.
Chapeau Vannier
Au cours de la conference de presse Nicolas V. met les choses au points et annonce via Anna notre interprete, que l’Odysser Siberrienne n’est pas une course contre la montre mais un voyage qui doit permettre a tous, en tout cas en France vue les engagements pris, de decouvrir une immense region encore mal connue pour les europeens et qu’il faut tout faire pour y proterger sa nature et les nationaliters minoritaires qui y habitent.
3 heures de conference, a peine finit, Pierre Michaus se met au travail pour mettre au point le programme des jours suivants. 17 heures la reunion de Nicola V, avec sont equipe se poursuit, Nicolas donne son opinion par rapport a son vecu a propos de chaque member de l’expedition : les pendules sont remises a l’heure, Nicolas propose une tourner de biere pour chacun et tout d’un coup coup de theatre : on nous averti que les chiens se batten. En 10 secondes, les chaises se renversent ils sont tous dehors equipe cinema comprise !
Pour la biere ca va attendre…dommage, mais l’etat d’urgence oblige !
Dans l’enclos des chiens, du sang, Nicolas en traine un jusqu’a l’hotel, Dominique le prend en charge avec Yannick son assistant. Arriver des courses : Dominique recoud a vif l’oreille du chien, du sang partout, Yannick et P.Michaud maintienne la bete qui souffre et qui jape pendant que Dominique passe son aiguille et son fils dans l’oreille…Diagnostic : rien de grave, par contre le nouveau chien ammener 2 jours avant “Tagui???” s’est echapper !
Comment ?
Question qui restera sans reponse pour tous, l’important est de retrouver la bete. Nicolas, Rock, Thibault et les autres parcours tout le perimetre dans la nuit noire, rien…
Pour Nicolas et Dominique, connaissant le caractere de ce chien, il n’a pas pu aller tres loin.
Apres 1 heure de vaine recherche la reunion reprend son cours et des descision sont present pour la suite. Les roles de chacun sont definit.
Anton est revenue de l’atelier centrale ou, sur la demande de Didier et Rock, il a fait fabriquer dans l’urgence de son depart prochain avec les ouvreurs, une sorte de dameuse a neige qui doit etre trainer par les motoneige et ainsi ameliorer la piste car sur le fleuve geler Ob, une dizaine de metres de bonne surface neigeuse dure alterne avec des passages ou les motoneige n’arrivent pas a casser une fine croute de neige qui rend tres fatigante pour la progression des chiens.
Apres le repas, alors que Nicolas V. est sortit pour faire une ronde de recherche, P.Michaud decontracte l’equiepe ne faisant des tours de magie.
Dimanche 05/02/06, il neige de maniere reguliere avec de beaux flacons, 10 centimetres recouvrent les allers du relais de chasse “Berkout”, deja depuis quelques jours la temperature s’est beaucoup rechauffer : seulement moins 30. Les ouvreurs, Anton et Pierrot diriger par Didier Langou sont parti a 8h30 vers l’Ob pour plus de 100 kilometres de parcour, leur objectif : Khantimansisk, il vont passer après Sourgout sous l’immense pont de 2 kilometres de long innaugurer il y a 2 ans par Vladimir Poutine ‘him self” !
“Tagui ???” a eter retrouver, Nicolas V., Dominique V. et Yannick s’occupe des chiens, l’equipe cinema filme, ensuite Rock doit donner quelques lecons de motoneige a Dominique (1m90/120klg) car demain ils partent ensemble avec Nicolas V.
Moi aussi je pars avec eux, j’ai beaucoup moins mal au poignet et je veis pouvoir conduir si j’ai une machine.
Nous sommes a dans la nature a 26 kilometres de Sourgout. Cette ville et sa region sont le Coeur energetique de la nouvelle grande Russie.
Dans un rayon de plusieurs centaines de kilometres on pompe le petrole dans des quantiter a faire rever les americains, on capte le gaz destiner a tout le Sud de la Siberie et et a l’ouest de l’empire V.Poutine vers les grandes villes de la CEI et via l’Ukraine pour l’Europe.
80 % des resources energetiques du sous-sol Russe sont ici.
Cette region et son fonctionement passer, actuelle et future represente la concretisation d’un des grands mots d’ordres communistes et d’un des grands reves de l’epoque sovietique : conquerir le Nord et ses richesses !
Les enfants des deporters puis des vagues successives de femmes et d’hommes venues de toute l’Urss attirrer per le devellopement future de ces regions et par un meilleur niveau de vies ont inventer cocretement le “Nord”, c’est ici que cela se passe et que cela a demarer il y a 40 ans et les specialistes predisent des reserves pour 1 siecle ! Malgrer la Perestroika, Sourgout a continuer a se developer, aux immeubles crasseux des annees 60 font suite des barres de beton de plusieurs etages, oranges, vertes, bleues et ils construisent encore et encore plus haut !
Bref, sur l’Ob, l’Odysser Siberrienne va retrouver la tranquiliter, mais avec la neige qui tombe aujourd’hui a midi sans discontinuer cela ne va pas etre sans de nouvelles difficulters !
Lundi 06/02/06, apres 2 jour de repos Nicolas V. et ses chiens doivent partir a 8h30, objectif Khantimansisk en 3 jours.
D’apres le reperage de Pierre Michaud la-bas, cette ville vient juste desortir du sol, son architecture est Presque post moderne a en faire palir les architectes parisiens ou Japonnais ! Un veritable “Dubai” siberien !
Pour des raisons diplomatiques, a l’heure actuelle, l’arriver de Nicolas Vannier son est prevue la-bas en grandes pompes : les autoriters locales desirent enneiger les arteres centrales de la ville pour organiser une arriver sans doute tres animer !
Nicolas Vannier au plus profond de lui-meme ne le desire pas et meme si parfois ce “cirque” l’ammuse, cela l’epuise car il est trop soliciter, toute son equipe de l’Odysser Siberrien n’en veut pas…Mais comment y echapper ?
Les Russes ne desirent qu’aider l’expedition, mais a leur maniere tout cela celon leur niveau de vie et les moyens financiers qu’ils ont a leur disposition.
Cela va du ther offert (ou +…) par un modeste pecheur dans son isba agrementer d’un poisson fraichement pecher jusqu’a un overcraft sur l’Ob pour ammener de la paille aux chiens et a un survol heliporter !
Belles rencontres, beau pays, des paysages, des couchers et des levers de soleil a coupper le souffle ! Sans parler des nuits de pleine lune…
Je perds le fils des jours, ce que j’ai vu ou connu la veille je l’oublie le lendemain et a part cela, pour moi, froid=un peu trop beaucoup, mais si t’aime la neige c’est top !
Bon dieu que c’est grand la Siberie et en plus, souvent et heuresement pour moi, l’ame Russe n’a pas de limite !
Salut à tous, bon mois de fevrier !Jean Afa

20/1/2006
Resalut à tous, j'ai conclu un peu sechement mon dernier message.
Je me sens bien en Russie, je ne peux pas dire que je vois grand chose car cela va un peu vite, mais mon impression generale est plus que bonne.
Faut dire que j'ai deja fait mes classes sur le terrain des onze fuseaux horaires de cet immense pays  Maintenant, ici a Tomsk, l'ambiance est froide mais pas comme il y a deux jours lorsque le temperature avait brutalement chuter au-dela des moins 40 degre.
Ici l'hiver -45 c'est beaucoup, -29 c'est normal. Je viens de faire quelques pas dans la rue, je cherchais simplement un magasin pour acheter quelques provisions personnelles et un autre pour recharger mon credit sur mon telephone russe. Decontracter, c'est sympa, pendant 45 minutes j'ai pris mon temps, longer des immeubles qui font suites a de vielles maisons en bois, y-a de l'ame !
Dommage que l'on parte demain si le programme se confirme, j'aurai bien passer un peu de temps au calme a Tomsk, avec des gens calmes qui vivent simplement...
Rock et sa nouvelle horde est reparti hier ouvrir la piste vers le Nord, vers la ville de Sourgout a 1000 ou 1200 kilometres d'ici.
Bon dieu que c'est grand la Siberie !
Il parait, mais je ne suis pas au courant de tout, que 5000 kilometres nous separent encore de Moscou.
Bon baiser de Siberie, Jean Afa

19/1/2006: Salut et bonne annee 2006 !
Je viens d’ecrir une page et l’ordi a planter ! Je recommence, mais il n est certain que je parvienne a me repeter ! Si TVMountain ne corrige pas, sachez que je tappe sur un clavier Russe/Anglais, donc sans accents…
Apres 3 semaines d’un voyage tres prenant, nous sommes arrive a Tomsk. Tomsk est une ville qui vit entre le passé et un present qui parait radieux, la ville est riche, dans sa region, du gaz du petrole, des forets tout ce qu’il faut pour ceux qui savent le vendre et l’utiliser .
J ai passé 3 semaines avec les ouvreurs, ceux qui font la trace en motoneige pour Nicolas Vannier et ses chiens.
Deux super stars de la neige et du froid :
Rock, le canadien, un “pro” de la motoneige, plus de 100.000 kilometres au compteur, un artiste. L’hiver il parcourt la froideur du Yukon et chasse dans des regions ou une bouteille de Wiski ou de Vodka entammer gele instantanement, les motoneiges. La foret, et les riviere geles n’ont aucun secret pour lui.
Tel un accordeur de piano, Rock fait la difference, au bruit, au son du moteur, entre une Yamaha, un Polaris, un Bombardier, un Lynx ou bien entendu avec un Bourran Russe.
Rock a des yeux bleus comme de l’acier que l’on decoupe au chalumeau, une grosse barbe rousse qui se couvre rapidement de givre, pour les Russes, c’est le pere Noel qui est descendu sur Terre. Didier, son equipier, a traverse le Canada d’Ouest en Est en pleine hiver, il est plus petit que Rock mais tout aussi dynamique, a eux deux il forment une sacre equipe !
Et hop on est parti, chacun chevauche son engin diabolique, une motoneige bleu, un monstre de metal et de technique pas encore present sur le marcher, 120 cheveaux sous le capot, ca pese 400 kilos et on traine une luge, qui bien remplie, atteind 200 a 300 kilos.
20 jour comme cela, sauf qu au 6 eme mon demareur a crammer, une journee entiere pour tenter de le reparer. Resultat des courses, on abandonne la machine a un nouvelle ami et on repars a trois sur deux machines.
Chaque jour pour moi ma tache principale en plus de tenter de filmer mes deux heros est de trouver les informations afin de continuer plus loin.
Dans chaque village on s’arrette, parfois meme au detour d un chemin ou en pleine taiga, discussion en russe pour moi, un peu d’explication, qui nous sommes ou va t’on, j’interprete mentalement l’info et la recouppe plus tard et hop je choppe l’eventuelle bonne info et on continue.
Le soir, la nuit tombe vite, meme en pleine tempete, je repete les memes phrases et m’adapte aux nouvelles personnes rencontres. A ce moment la, logiquement et a chaque fois tous se passe bien, après quelques verres de vodka pour faire pleinement connaissance et partager humainement, nous avons un garage pour les machines et des lits au chaud pour la nuit.
Et ainsi de suite avec parfois des peripeties longues a raconter. Au debut, Rock sans le vouloir, dans un bain russe, a brule Didier avec de la vapeur : brulures du 3eme degree.
Pendant les 3 jours qui ont suivit, j’emmenais Didier dans un hospital local pour qu’on lui fasse ses pansements, au debut c etait vraiment pas beau a voir.
Heuresement j ai filme avec le viseur noir et blanc…
Et voila, malgre vent, tempete et froid nous avons avance vers Tomsk, logiquement les deux ouvreurs disposent sur les arbres des bouts de tissues collants pour marquer le piste, le soir une vacation telephone satellite permet de retransmettre les infos, mais ces telephones fonctionnent reletivement mal, j ai deux telephones mobiles, un reseaux francais qui choppe tous les reseaux russes et un telephone Russe qui ne s’adapte pas aussi bien. Je depense mon pognon sans compter pour que Didier passe les infos.
Donc nous avancons, nous les ouvreurs, dans un flou artistique par rapport a l’equipe de Vannier. La grosse preoccupation de Rock et Dierd : avoir au moins deux jours d’avance sur Nicolas, leur capacites et leur honneur d ouvreur sont en jeu !
Rock est comme le chien de tete d’un attelage. Le matin il ne peut pas attendre, sa luge a peine prete, il est deja parti, il mene la meute a son rythme et rien ne l’arrête. Il ne peut et ne veut qu’avancer !
Il est comme cela Rock et jusqu’a l’epuisement.
Tout d un coup tu le regarde sur sa machine en pleine nuit par un froid polaire, il a ses grands yeux bleus ouverts, mais ils ne paraissentne regarder que le vide…
Il attend, mais n’attendra pas longtemps, Didier fait le maximum pourmaitriser son energie, mais il sait qu’il ne pourra pas le retenir.
Pour moi ce bout de voyage a ete un batpeme de motoneige, j’y connaissais rien, a part une journee ou j’avai plante un engin a yellostone en tentant une sortie dans le poudreuse.
Au 4 eme jour, on arrive après un parcours sinueux sur une riviere a peine gele, c’est a dire on est sur une fine couche de glace prete a craquer et a deux metres il y a de l’eau ouverte…
On rentre dans la taiga pour eviter une partie d’eau trop ouverte, on fait quelques centaines de metres et on reviens naturelement vers le riviere.
La, deux solutions : revenir en arriere ou traverser 35 metres d’eau ouverte qui coule sur une couche de glace en profondeur.
Rock prend sa machine, amorce un virage a gauche et a plein gaz traverse comme en ski nautique la riviere !!
Incroyable ! Bon dieu ! Je ne m’y attendais pas !
Je dis a Didier, je traverse a la nage (-40) et tu fais traverser les deux machines.
Didier repond : “Afa ! Tu vas faire ton bapteme de “slutch” “ (50 centimetres, voir plus, d’eau qui coule sur la glace).
Dans une telle situation, faut pas hesiter, il m’a dit : “met les gaz et fonce et surtout ne t’arrête pas !” J y suis aller, plein gaz sans baisser la pression et vlan, tout sec, je me suis retrouve de l’autre cote…Par de tel froid se tremper les pied ou plus c est le debut de la fin…
Bref, j’en passe et des meilleurs, les luges coinces dans le neige profonde ou les motoneiges, il faut pousser, tirer, soulever les patins, sortir la corde, prendre la pelle et continuer.
C’est vraiment sympa la vie d’ouvreur et puis avec Rock et Didier on s’est bien entendu, on a fait une bonne equipe, je leur ai un peu explique la Russie, il ont un peu compris, on a fait de belles fetes varies avec les russes de rencontre le soir, mais pour Rock et Didier, quoiqu’il arrive, l’important c’est d’advancer !
Taiga, champs, riviere pas bien geles ou tu sens que tu risques ta peau, traverser de villages d‘un autre age, rencontres, c’est formidable de parler et de comprendre un peu le Russe.
Nous passons comme des Martiens et l’on s’arrete dans des villages situes sur la Lune !
Ouvrir, ouvreur, c’est comme une drogue, tu te couches le soir a 11 heures et tu n’as qu’une seule envie :dormir et et te reveillercomme “d’hab” a 6 heure du matin pour repartir.
Voila nous sommes a Toms, aussitot arriver, j’ai commencer a tourner, et vite trouver des infos grace a de nouveaux amis. J’absorbe l’info, je la distile et je fais des choix rapides pour etre dans le bain. Messe orthodoxe, monastere et sa vie quotidienne, les rues par un froid polaire que les habitants n’ avaient pas connus depuis 15 ans, les vielles maisons en bois parfois completements prises par la glace, le centre, bonne interview avec un specialiste de l’ecologie etc…La Mosque, le rituel…..Pour faire raccord avec un village Tatar. Le village, j’ai le nom et un contact a 15 kilometres.
Tout d’un coup Nicolas vannier, qui est arrive entre temps, me telephone, “vite ! tu me rejoins, on monte dans un avion bi-plan Antonov 3 avec la ministre Nelie Olin pour faire des mesures athmospheriques.
J’ai a peine le temp de trouver une voiture et l’aeroport, que je suis deja dans la carlingue de l’Antonov dans le bruit assourdissant du moteur qui demarre et op, on s’envole.
Le plancher metallique est vraiment glissant, je tourne ce que je peux et une heure après on atterrit, je retrouve mon chauffeur, direction le village Tatar : Tchornaia Reka.
On cherche l’adresse du contact, je vois une Mosque, stop ! Le pied, la cam et hop, ca tourne, j’ai a peine finit quelques plans fixes que des gens sortent d’une batisse, un cafer.
Ils m’interpellent “Vient avec nous on fete un marriage Tatar !”
Afa, qui dit dans sa tete: “Ok Doc, je suis, donc j’y vais !”
Tres vite on me presente a la marier : superbe dans sa petite et fine robe dorer, les parents, le mari, les beaux parents et tous les amis, plus les amis des amis…Vlan c’est repartit !
Sa danse, sa crit, sa boit, sa mange, sa trinque…Musique assourdissante, tradition Tatar, c’est plus le calme de la Mosque, certains cachent des billets a droite a gauche, d’autres renversent des graines et des pieces de monaies sur le parquet, sa bouge, je tente de tout suivre, la marier “Riguina” est souleve, elle doit recuperer le pognon cacher.
Et sa bouge dans tous les sens, les vieux les jeunes dansent : une athmosphere, sur le moment en tout cas, a la “Kusturica”.
J’emmene Riguina au calme pour une interview, Rouslan son mari nous suit avec un verre et une bouteille…
Deux heures après, je suis dans le hangar avec l’equipe, je filme les dernieres reparations sur les machines.
Et ainsi de suite chaque jour, mais ici, ainsi que l’expedition, je suis bien aider par une filliale de l’ennorme societe Russe Gazprom.
Nous sommes acceuillis chez Tomsktransgaz, je suis dans leurs bureaux, ils sont vraiment tres sympa avec moi !
Ce matin, j’ai plus ou moins reussi a caler ma benediction de Nicolas Vannier et de son expedition par le Batiouchka Piotr a l’eglise Voskrisienska.
Comme d’hab, j’ai filmer ce que j’ai pu a l’interieur, le Batiouchka Piotr a fait sonner par Nicolas avec le gros batant, l’enorme cloche a l’exterieur qui n’est logiquement utilise que pour la Paque Russe.
Batiouchka Piotr, il m’a a la bonne, la premiere fois que je l’ai rencontre, il m’avait emmener après la messe que j’ai filme, dans son bureau et proposer un coup de rouge de Crimer et il m’avait offert tune bouteille et une petite timbale de messe doree.
Ce coup la, il me prepare un sac en plastique avec trois bouteilles et m’assure a nouveau de sa benediction : avec un peu de chance, cela va effacer toutes ou certaines de mes mauvaises actions passers (ce n’est pas certain que j’en ai commise !).
Voila, tous ces lignes doivent manquer un peu d’ame, je me sens un peu loin de tout…Tout ca pour ca…!?
Non pas d’etats d’ame : optimisme, dynamisme = joie de vivre et comme disent certains :je suis un veritable optimiste car je sais que cela ne peut etre que pire ! Demain matin 18/01, je repars vers le Nord – direction Sourgout -, cette fois-ci avec Nicolas Vannier, ses chiens et ses equipiers. Silence! je vais tourner avec au son : l’imperturbable Emanuel !

26/12/2005. Salut à tous, garde a vous !
Motos neige puissance apocalyptique : 400 Kg, 120 cheveaux, je deviens peu à peu un chevalier de l'enfer qui par moins 40 degrés va avec de vrais pros à travers la taïga et la toundra. C'est dément, une telle puissance entre les cuisses ( il était temps) et en plus les poignées sont chauffantes, gare aux brulures !
La neige devient pulvérulante, on se fraye un chemin, Nicolas Vannier va suivre, c'est sur !!!
Moscou n'est plus très loin, à peine 5 ou 6 milles kilomètres voir 7 !
Optimisme, dynamisme = joie de vivre !
La situation n est pas désespérée, il faut faire avec à tous points de vue.

Joyeux joel à tous


24/12/2005
: Salut à tous! tout va bien dans le meilleur des mondes pour Jean Afa.
Il y a une semaine j ai pris rapidement ma décision et j' ai sauté dans un petit avion biplan, le fameux Antonov 3, 11 places, je me suis presque battu pour acheter la onzième ! !
1 heure de vol, retour a Toura Khem et a sa taïga pleine de mystère...
Je retrouve mes amis militaires, ils attendent toujours notre héros Nicolas Vannier, l 'info a du mal a circuler où est il que fait il ?
L équipe principale de tournage est en déroute, je suis là ! On peut toujours compter sur Afa... et on compte difficilement sans lui, surtout si c' est du pognon...
Donc exit l' équipe pro, repartie vers Irkoutsk, ils sont a deux milles kilomètres du théâtre des opérations. Instinctivement je deviens, réalisateur, interprète, cameraman et preneur de son et je traque ma ou mes proies...
Car ils sont plusieurs : ceux qui ont pu passer le col entre la Bouriatie et la république de Touva en motoneige, Vannier avec ses chiens et deux locaux a pied. No problème, grâce a un solide 4X4 russe et a un chauffeur chevronné, nous partons a l'aube mardi matin sur la piste défoncée supposée être celle de l' arrivée de nos héros sans doute fatigués.
Incroyable ! La veille au soir avec mes amis on avait remis ça, des litres de vodka coulaient à flots, j 'etais pris dans des rapides, bref je perdais le nord et en plus sur le coup de X heures du soirs d' autre militaires de cette bourgade perdue aux confins de la Sibérie et de la frontière de la Mongolie débarquent, un autre corps d 'armée et bien armé.
J ai rendu, heureusement que les armes, astucieusement j 'arrosais le vieux tapis décoloré de mes verres remplis par un rythme soutenu.
Donc le matin pas clair...Mais quand même, on y va . Apres 4 heures de piste gelée et défoncée par les 6X6 qui circulent l' été, on retrouve les ouvreurs, ils n' en peuvent plus, ils en on marre ! Mais ils redémarrent, notre présence leur a réchauffé le c¦ur et ils se sont remis à l 'ouvrage. Ils n'ont pas vu Nicolas depuis 6 jours, les téléphones spoutnik Iridium, dont le syndicat des guide nous a fait la pub au reyclage qui m' a d' ailleurs coûté 500 euros, sont des vrais merdes ! C est vraiment par sympathie que je reste sympathisant au syndicat...
Les ouvreurs, allias, Didier, Anton, Kolia et Rock l 'indestructible viennent à peine de sortir du cadre 16/9 ieme HDV de ma camera Z1, que Nicolas arrive et en plus il tombe de son traîneau catapulté par une énorme ornière au bord gelée comme du béton. Il n en peut plus il n est pas venu pour cela et il traîne cette galère depuis 8 jours, il a dormi seul dans la taïga avec ses chiens et son petit duvet. Il en veut a tout le monde sauf à nous parce qu' on est là.
Un véritable héros, tout ça pour ça !
On le guide avec le 4X4 et on lui trouve une piste impeccable, il est heureux, on la amené jusqu' à Toura Khem, le bonheur se lit sur ses yeux.
Etc...Etc...J en passe et des meilleurs.
Lendemain départ pour tous et trois belles journées pour moi en 4X4, à filmer Nicolas dans des décors en cinémascope par moins 40 mais grand beau temps.
Dernière nuit dans une yourte, sympathique...
De retour en fanfare a Kysil, escorte officielle, voitures de police et je retrouve mes amis militaires qui étaient partis avant moi. Toute l' équipe se retrouve, ceux qui on fait demi tour en Bouriatie, on fait 36 heures de train et de voiture pour arriver ici alors que moi j 'avais 1 heure 30 d' avion.
Les Ouvreurs ont finit par casser leurs superbes machines à l' entrée de la ville, heureusement les autres machines sont arrivées par camion d Irkoutsk.
Demain, c' est pas noël pour tout le monde et de toute façon, je suis orthodoxe et on n' a pas le même calendrier : je pars en moto neige vers le nord pour plusieurs jours, un peu à l' aventure, enfin en apparence, car je suis au diapason de l' expédition. J ai pas l impression que cela va être une partie de plaisirs, il n y a pas beaucoup de neige comme chez vous sans doute et malgré les moins 40 il y a des rivières qui ne gèlent pas entièrement. Par cette température être mouillé dans le toundra cela doit être détestable !
Joyeux Noël à tous, Bonne Année !!

17/12/2005: Un peu de poésie
Si on supporte bien le froid et que l'on est bien équiper pour le supporter, des éclairages, des couleurs, matin et soir magnifiques, au coucher du soleil, le ciel et la taiga s embrasent. Il fait grand beau temps depuis que je suis arriver en Siberie, peu a peu la lune a commencer a se dévoiler, en apparence hier soir elle s'est lever dans un ciel oranger et bleuter pratiquement pleine.

16/12/2005: Bonjour ! J'ai passer une première semaine à Kysil, capitale de la république Touva. Ici même par moins 45 degrés, tout va bien !

J'ai pu faire des rencontres et des portraits en apparences interressants. Nous sommes ici au bord du fleuve Ienissier, un des plus long de Siberie, il prend sa source pas trés loin d'ici, pas tres loin tout cela a la dimension de la Siberie, pour la traverser vers le Nord et se jeter dans l'océan glacial Arctique.

A kysil, à nouveau des Bouddhistes, des Chamanistes et des Vieux Croyants, on en croise pas tout le temps mais si on en cherche on peut en trouver. Apres une semaine un peu speed, j'ai pris un vol hélico régulier, régulier lorsque la météo le permet et qu'il y a assez de passagers, pour rejoindre une petite bourgade plus au nord, 1 heure de vol avec des locaux au dessus des immensiters siberrienes, dans le MI 8 biturbine et des vibrations tout a fait particulières.

Toura Khem. 3000 habitants, une rivière dont la glace est encore fragile, des montagne et des forets a perte de vue : putain ce que c'est grand la Siberie !

On m'attend j ai de nouveaux ami, un capitaine et un lieutenant du Ministere des catastrophe naturelles. Youri et Alexis, la voiture est rapidement charger, je film le départ de l'hélico pour une bourgade encore plus petite et plus éloigner et on part pour un lieux chauffer.

Mon objectif : des éleveurs de rennes, des troupeaux de rennes ! Simple...

La journée finira par un entraînement dans la taïga avec le fusil d assaut favori des 'sniper" le fameux smi-automatique "Tigre". Bel engin, 10 balles, lunette infrarouge, ça aide, la lumière commence a baisser.

Quelques, tirs je commence a y prendre goût. Celui qui rate la cible doit boire un verre de cognac local, je me concentre !

Lendemain, je trouve quelques malheureux rennes et je tourne puis autre chose, puis c'est le soir, mes amis militaires turbine bien à la bibine, rythme soutenu des 8 heures du matin. Bain à la sibérienne, de la vapeur de l'eau chaude et froide puis la neige dehors tout nue. On s'amuse vraiment. et hop de nouveau un petit canon pour se réchauffer!

Samedi et dimanche, ici comme ailleurs c'est sacre! Direction, un point sur une carte au bord d'un lac geler. Objectif pour moi : me déplacer pour filmer de nouveaux paysages et de nouvelles actions. Pour mes amis, bien armer, chasse et pêche! Pour eux le poisson devient un leitmotiv..

Soirée sympa dans une 'izbouchka" comme on dit chez nous. Dimanche, silence, je tourne, ça pêche, ça roule sur la glace, des éleveur de rennes dans une superbe tente :"tipee" en plastique jaunie par le feu de bois etc.... Retour à Tora Khem et ainsi de suite.....Hic, mais attention : molo sur la bibine ! Avec de la bierre pardessus, coutume locale, c'est le coma garanti !

Et encore le poisson, il faut trouver, il faut en chercher, les pompiers locaux me font une démonstration. Après quelques jours, je sens qu'il faut que je m'échappe, les rennes sont à "tataouin", je peux y aller à dos de rennes mais je risque de devenir éleveur de rennes..

Partir plus loin vers Khasara avec un hélico régulier /   irrégulier c est aussi risquer de se retrouver "tanker". Un hélico est annoncer, je rentre a Kysil. L'expe Vannier a l'air d avoir quelques difficultés, hier j ai fait quelques plans de coupes, trouver des yourtes, bu le thé et un autre alcool local. Bref, la routine!

Je suis a poste image et son, bien a vous Jean Afa

04/12/05, je pars à la pêche aux contacts à Kysil, capitale de la région de Touva. La ville parait endormie, engourdie par les moins 38 degrés en dessous de zéro. Malgré tout, une immense statue de Lenine trône sur la place centrale, la tête et les épaules recouvertes de neige : il a déjà pris froid.
Objectif, trouver des Chamans du coin, hier j'en ai trouvé un mais après avoir gentiment parlé, il est devenu très vindicatif : alerte rouge !
J'ai d' autres pistes.
Je dois aussi trouver la fameuse école de musique et de chants gutturaux propres a la région de Touva, les américains adorent, malheureusement ils sont déjà passés avec force de dollars.
Objectif plus lointain mais tout aussi intéressant, les éleveurs de rennes à 500 km d ici, comment y parvenir, avec quels moyens où les trouver ensuite dans la toundra ou la taïga, j'espère le découvrir et y aller : l 'affaire n' est pas simple..

Pendant ce temps là, Nicolas Vannier, ses chiens et son équipe d' assistance doivent se trouver dans de bonnes difficultés, ils doivent traverser et passer d'un coté à l'autre de la chaîne de montagnes des monts Saillans.

Que dieu et les Chamans les protègent et leur montrent la voie ! Alea jacta est...

Vendredi 2 décembre 2005, Nicolas vannier est parti du bord du lac Baïkal ce matin.
Hier il avait parcouru avec une partie de son équipe d 'assistance les 200 klm qui le séparaient de la base du Ministère Russe des Catastrophes Naturelles en bateau jusqu 'au point choisi pour son départ.
Ce matin, un étrange convoi s'est formé, une voiture de la police Russe avec sirène et gyrophare, puis Nicolas avec ses dix chiens tirant son traîneau monté sur des roulettes car il n' y a pas assez de neige pour glisser, il était suivi par l 'équipe d assistance avec son 4x4 et sa remorque.
Le 4x4, à peine acheté a Irkoutsk a déjà failli être volé.
Je vous passe les détails de la préparation et de l 'organisation du départ de l 'expédition ! Il est parti!
Moi aussi je pars, demain je m'envole depuis Irkoutsk pour Kysil, capitale de la région de Touva, à la frontière de la Mongolie.
J'y suis déjà allé pour chercher des météorites il y a quelques années, mais je ne connais pas vraiment le coin.
Bref, quand faut y aller, il faut y aller ! Je vais bien trouver des choses et des personnages intéressants à traiter là-bas.
On the road again...

28/11/2005. A peine arrivé, me voila à nouveau plongé dans la Russie profonde. Moscou Irkoutsk pas de problème. De suite une voiture pour aller à Tounka où je retrouve les chiens et Sacha qui les entraîne depuis un mois et demi perdu au milieu des monts Saillans.
J' habite avec lui chez une famille bouriate bouddhiste et Chamaniste.

Entraînement des chiens, 20 km/h avec un quad, pas assez de neige. Je descend pour faire un plan acrobatique, il le devient vraiment, les chiens passent puis Sacha et le quad partent à la retourne, belle séquence .... mais je ne l' ai pas aidé à remettre son engin de 250 kg à l'endroit.

... La routine: belles images, grands espaces et un chaman, un vrai. Rituel d'herbes qui brûlent et bouteilles de vodka pour alimenter le processus. Un chien est blessé et Sacha demande au chaman de l' aider; Nouveau rituel bizarre: après quelques passes, le chaman se lève et crache par deux fois sa vodka dans le coup de Sacha. C'est comme ça chez le chaman pour que tout aille mieux ou alors la vodka était vraiment dégueulasse.

... Encore de belles images, la fête avec la famille qui voit leur Sacha les quitter.
Emotion: Sacha est un romantique.... Les chiens courent, belle lumières, soleil, neige, puis soudain troupeau de chevaux. Les chiens les coursent, belle séquence.

Retour Irkoutsk. Départ pour la fameuse île d'Olkhon. Départ des pêcheurs. Glace, retour à Irkoutsk avec 700 km de bonnes routes à vive allure grâce à mon chauffeur Alexis le roi du volant. J'en passe et des meilleurs, adieu.


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