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Le sommet mais pas de saut pour l’expédition « Baghirathi First Base »

Partis le 1er mai tenter le premier saut en BASE-Jump depuis le Baghirathi, c’est après deux jours de bus et deux jours de marche d'approche que Christophe & Jérôme Blanc-Gras, Lionel Deborde et Philippe Albouy sont arrivés au camp de base sur le glacier de Gangotri situé à 4 300 m.

Après deux jours de repos bien mérités, les quatre montagnards se sont lancés, sans plus attendre, pour un premier repérage du Baghirathi III dont le sommet culmine à 6454 m.

Depuis le camp de base, quatre portages en quatre jours ont été nécessaires afin de préparer l’itinéraire (par la voie normale) et monter les 15 kilos de matériel dont les parachutes.

Un premier portage à 4 700 m puis 5 100 m, 5 800 m et enfin à 6 000 m au col Nord où ils sont arrivés le 14 mai à 11 h du matin.

Trop tard pour le sommet et le saut ! A ces altitudes le vent météo se lève rapidement.

De retour au camp de base pour 3 jours, ils reprennent des forces.

Repartis dans la journée du 18 ils font un bivouac à 5 300 m. Le 19 au matin après le col Nord, le passage de deux ressauts rocheux délicats et d’une arête de neige de difficulté AD, c’est enfin le sommet.

De l’arête sommitale, une descente rapide et facile sur 200 m, pour arriver directement au départ présumé pour le grand saut. Mauvaise surprise !!

Bien que dès leur arrivée, le Baghirathi ai toujours dévoilé une face idéale pour ce projet, au fur et à mesure de leur descente sur le spot, l’équipe de BASE Jumper a constaté la non faisabilité du saut.

En effet, une large vire coupe la face environ 200 m sous le point de départ prévu. A cette altitude il est techniquement impossible de s’écarter rapidement de la paroi en raison de la faible portance.

Ca ne passe pas ! Les multiples jets de pierre le prouvent.

Le vent se lève, le mauvais temps arrive, plus assez de temps pour repérer un éventuel autre point de départ il faut rentrer !

L’altitude, la difficulté de l’itinéraire, le saut particulièrement technique et impressionnant faisaient de cette expédition de paralpinisme un challenge et une performance d’envergure.

Cette expédition montre une autre performance : celle de la sagesse car en montagne, il faut aussi savoir renoncer quand il est encore temps…

Pour Christophe, Jérôme, Lionel et Philippe il n’y a aucune déception : « L’expédition s’est déroulée dans des conditions particulièrement bonnes et dans un cadre exceptionnel. Nous étions bien préparés et l’ascension de l’arête Nord du Baghirathi III s’est révélée esthétique. A cette altitude, monter le parachute sur son dos est déjà en soi un exploit …

Le fait que le face n’offre pas de possibilités de sauts fait partie de l’aventure en paralpinisme. On ne peut être sûr de la raideur qu’une fois sur place. Ce n’est que partie remise sur d’autres montagnes, dans d’autres massifs! »

Laure Peters, relations presse

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